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Film
Synopsis
- Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maitre nageur de la piscine d’un hôtel de luxe à N’Djamena. Lors du rachat de l’hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel pour prendre le poste de gardien. Il vit très mal cette situation qu’il considère comme une déchéance sociale.
Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un « effort de guerre » exigeant d’eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n’a pas d’argent, il n’a que son fils...
Acteurs
- : Adam
- : Abdel
- : le chef de quartier
- : Mariam
- : David
- : Djénéba
- : Madame Wang
- : Souad
- : Etienne
- : le nouveau cuisinier
- : le maître d'hôtel
- : la voisine
- : le sous-officier
- : un soldat du barrage
- : un soldat du barrage
- : le jeune soldat blessé
Informations techniques
- : 29/09/10
- Couleur
- : Long metrage
- : Mahamat-Saleh Haroun
- : Mahamat-Saleh Haroun
- : Wasis Diop
- : Djénéba Koné
- : Laurent Brunet
- : Dana Farzanehpour
- : Ledoux Madeona
- : Céline Delaire
- : Marie-Hélène Dozo
- : Florence Stern
- : Sébastien Delloye, Diana Elbaum
- Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maitre nageur de la piscine d’un hôtel de luxe à N’Djamena. Lors du rachat de l’hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel pour prendre le poste de gardien. Il vit très mal cette situation qu’il considère comme une déchéance sociale.
Articles
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Le fantôme de la violence
Si Un homme qui crie ne parle pas directement de la guerre, Mahamat-Saleh Haroun précise qu'il en porte bel et bien le traumatisme plan après plan. Le réalisateur donne ici quelque explications sur la prégnance de la violence au Tchad. -
Comme un Abraham sans Dieu
Mahamat-Saleh Haroun revient sur le processus d'écriture et de réalisation d'Un homme qui crie. Un film dit-il où si le héros fait penser à Abraham, il n'a pourtant "rien à espérer du ciel". "Je voulais ramener ces récits mythologiques à une réalité beaucoup plus actuelle et concrète, dit-il. Car en Afrique, les dirigeants politiques – n’hésitent pas à sacrifier leurs « enfants » – autrement dit, leur peuple."
Critiques presse
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Le Monde
" Mahamat Saleh Haroun met ici en scène le motif de la disparition, et bien davantage que la guerre elle-même, la manière dont elle est inscrite dans le cœur des hommes. Cette structure spéculaire caractérise le récit d'Un homme qui crie, où drame intime et tragédie collective s'interpénètrent, se confondent et s'éclairent mutuellement."
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Les Inrockuptibles
" Sous le style calme et serein de ce film mijotent une douleur, une colère, une rage que l’on sent palpiter au fond des plans. Après les très beaux Abouna et Daratt, Un homme qui crie confirme que l’Afrique est dans le mouvement de l’histoire (contrairement à ce que suggérait un certain discours d’un certain bouffon de notre politique nationale), que les bons taux de croissance sont réels, mais ne profitent pas à l’ensemble des populations et qu’Haroun est un cinéaste important, par son talent d’abord, mais aussi en ce qu’il permet aux Africains (ici, les Tchadiens) de s’approprier leur histoire et leur image."
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